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Kelvy-in-Paris, Poésia

posté le 27/02/10

Mort! Vie-père...

 Mort! Vie-père...

Les dures phrases de mon père perdurent dans mon cœur perdu. Nous étions deux persuadés de s'entendre au bon vouloir. «Éloigne les perfides vies, pour qu'une paix erre sur ton chemin» Le père du petit garçon que je suis disait ceci chaque fois que la vie le demandait. Mais j'étais bien trop jeune pour tout comprendre, je ne pouvais pas concevoir toute la profondeur de cette phrase, j'étais loin de tout convertir dans ma petite tête encore blonde...Père fit de ma vie, quand il était encore là, une sorte d'apprentissage subtil des valeurs qu'il prêchait. A califourchon sur la nature et les us et coutumes, un déiste lumineux, un sophiste mal armé, il prônait le respect, la tolérance, la sainteté... Mais que m'a t-il appris de plus beau, cet homme droit, fidèle et dévoué ? De la triplette d'homonymes suivants, dans l'une des ses dernières phrases, j'ai compris la dignité : «Mon cher enfant, ton père perd sa paire de jambes en ce triste jour»Il était vrai que ces derniers temps, il ne m'emmenait plus au bord du lac, il restait arc-bouté sur sa chaise près du foyer de la cheminée. Je venais sur ses genoux, je lui apportais de la lecture... Mais par la suite, il ne voulait même plus sa pipe et son tabac. Sa femme lui servait son plateau repas sur une petite table légère, facile à transporter, et parfois je l'aidais à déplacer la grande table pour que l'on mange tous les trois... comme avant.Vers la fin, c'était différent... C'est elle qui lui servait la becquée, mais mon père restait digne, c'était rare quand des larmes tombaient dans sa soupe. Il avait les mains ankylosées, les guiboles raides, mais toujours le cœur tendre, je le voyais dans ses yeux quand il nous regardait...Mon père s'appelait Pierre, comme sa pathologie qui usuellement se déclenche pendant l'enfance, mais mon père à eu la chance de pouvoir vivre. Et moi, j'ai eu la chance qu'il puisse m'inculquer toute sa dignité, car cette maladie de l'homme de pierre est héréditaire, et je tends à rester son fils, remarquable comme il l'a été pendant sa métamorphose, même si mot après mot, je sens que mes pieds deviennent de plus en plus durs.

 


 
 
posté le 24/02/10

Cigarette

Cigarette

D'une odeur parfois froide et nonchalante

 


 
 
posté le 20/02/10

L'amour

L'amour

L'âme mour s'avance dans le four de l'amour

En tombant dans l'effroi, en perdant son velours